Bonne continuation à toi !
samedi 29 octobre 2005, par Tibo
Jeudi Jean (nom modifié pour la diffusion publique) est parti en congés. Des congés un peu spéciaux, puisqu’il solde tous les congés qu’il a acquis au titre de l’année prochaine avant son départ en retraite, effectif au 1er Janvier 2006.
Jeannot, affectueusement surnomé Papy, n’était pas le dernier pour mettre l’ambiance. Entre les chansons paillardes qu’hurlait son ordinateur les vendredi aprés midi ou ses légendaires cuops de gueule suite à ses appels téléphoniques, c’est sûr que ca va nous faire tout drôle de plus le voir...
N’était-il qu’un joyeux bout en train ? Non, Jeannot était un modèle de professionnalisme. Toujours tiré à quatre épingles, il était tous les jours l’un des premiers arrivé, et n’était jamais loin d’être le dernier à partir. Jusqu’à son dernier jour il aura abbatu sa tâche quotidienne avec dévouement. Alors Jeannot, profite bien de ce repos bien mérité, et viens nous saluer une fois de temps en temps.
C’est la première fois que je vois l’un de mes collègues prendre sa retraite. Cela pose forcément quelques questions, dont celle qui revient le plus souvent : "Et pendant ce temps, où en suis-je ?" Bah encore quelques trimestres... quelquechose comme 154, enfin si les futurs gouvernement sne changent pas les règles de calcul en cours de route... Et l’assurance d’avoir de nombreux travaux à mener, de nouvelles connaissances et compétences à acquérir. Non , en fait je n’aspire pas au repos, pas encore, trop de choses restent à accomplir. Et la tâche la plus importante, mais peut être également la plus difficile à mener, de toutes : réussir à (combien j’aimerais pouvoir dire "continuer à", mais cela donnerait une fausse impression d’accomplissement, que je ne pense pas avoir encore atteint) à donner un sens à son travail, ne pas le considérer comme une fin en soi, en faire un moyen d’accomplissement de son éthique, lui donner un sens, une vocation sociétale.
Je me rappele cette banderole collée au dessus du tableau de notre salle de Français en troisième : "quand je vois le nombre de livres qu’il me reste à lire, j’ai la certitude d’être encore heureux". Et bien aujourd’hui, je me sens à peu près pareil vis à vis de mon travail. Dommage que cela se fasse désormais sans toi Jeannot...
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